Nombre de sites Ramsar inscrits en métropole

Nombre de sites Ramsar inscrits en métropole

Il y a 37 sites inscrits au titre de la convention de Ramsar sur les milieux humides en métropole.

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en 2019

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Évolution du nombre de sites Ramsar depuis 1986 en métropole
Évolution de la superficie des sites Ramsar depuis 1986 en métropole
Nom complet de l'indicateur : Nombre de sites Ramsar inscrits depuis 1986 en métropole
Définition:
L'indicateur correspond au nombre de sites inscrits au titre de la convention de Ramsar. Ce traité international adopté en 1971 a été ratifié par la France en 1986. L'inscription de zones humides d'importance internationale par la convention n'entraîne pas de contraintes réglementaires directes, cependant l'Etat s'engage à préserver les sites et à mettre en place une gestion permettant le maintien de leurs richesses écologiques.
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment évolue l’action publique en faveur des milieux humides ?
Interprétation de l'indicateur
L'indicateur traduit la volonté de mettre en valeur le patrimoine naturel de zones humides. Le choix de retenir le nombre de sites plutôt que la surface est justifié par : le fait que les plus grandes surfaces emblématiques ont été labellisées en premier. La diminution des surfaces ne traduit donc pas forcément une diminution de la volonté d'inscription mais simplement de l'existence de grandes zones éligibles ; le constat que l'effet inscription agit bien au-delà des limites de la zone retenue : renommée, sensibilisation, prise en considération pour l'aménagement et la gestion du territoire. Une création soutenue de sites signifie que la société promeut de nouveaux territoires, potentiellement dans des zones non encore retenues et donc améliorant le maillage et la représentativité de la richesse biologique dans le réseau de sites. Plus de populations sont ainsi sensibilisées et plus de territoires sont gérés avec la prise en considération des enjeux liés aux zones humides. A noter que la deuxième brochure de l'Observatoire des milieux humides soutenu par l'ONB concerne les sites RAMSAR métropolitains.
Code indicateur OFF-SNB-RAM-14-SRM1
Jeux d'indicateurs
Biodiversité & milieux humides
Objectifs nationaux
Faire émerger, enrichir et partager une culture de la nature Renforcer la mobilisation et les initiatives citoyennes Faire de la biodiversité un enjeu positif pour les décideurs Garantir la cohérence entre politiques publiques, aux différentes échelles Renforcer la diplomatie environnementale et la gouvernance internationale dans le domaine de la biodiversité
Objectifs européens
Objectifs européens : Contribuer à éviter la perte de biodiversité globale
Producteur : MNHN
Origine des données : Les données sont fournies par le MNHN (INPN) et RAMSAR France.
Disponibilité des valeurs
2 à 5 ans
Rupture de série
Non
Robustesse
Très robuste
Précision
Très précis
Sensibilité
Peu sensible
Efficacité
Très efficace
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Très fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Abondance des données
Très abondantes
Coût de mobilisation
Coût élevé
Niveau d'appropriation
Novice
Avantages
L'indicateur présente de multiples avantages : qualité générale de la donnée (cf ci-dessus) ; facilité de compréhension immédiate ; grande pertinence avec les objectifs et les milieux visés, puisque l'outil Ramsar est dédié spécifiquement aux zones humides ; indicateur de politique publique en première approche mais qui peut être un bon indicateur de société dans la mesure où il intégre une part de large adhésion sociétale. En effet, la concertation avec l'ensemble des acteurs de la société locale est assurée dans la candidature et la conduite du projet du site ; communication et valorisation aisée au niveau international en raison de la nature même de l'outil "Site Ramsar".
Limites
Deux indicateurs complémentaires pourraient améliorer l'interprétation de cet indicateur en renseignant : l'évaluation des sites potentiellement éligibles : l'épuisement de tels sites pourrait expliquer un ralentissement à terme des inscriptions indépendamment de la volonté soutenue, introduisant un biais ; l'analyse du niveau de plus-value des nouveaux sites en termes de représentativité de richesse biologique additionnelle par rapport à celle déjà représentée dans les sites existants : cela permettrait de vérifier que l'on ne multiplie pas les sites proches là où l'on aurait créé un seul grand site auparavant, améliorant ainsi artificiellement la valeur de l'indicateur, autre biais. Les spécificités outre-mer conduisent à dédoubler l'indicateur entre métropole et outre-mer, les dynamiques et contraintes de création étant différentes. Cela ne permet pas de disposer d'un indicateur France entière. Cela permet en revanche de conserver la cohérence d'analyse avec les deux indicateurs de surfaces qui nécessitent ce dédoublement (surfaces bien plus vastes outre-mer).
Piste d'améliorations
Développer les deux travaux évoqués ci-dessus. Par ailleurs, la territorialisation de cet indicateur au niveau infra-national demande un traitement particulier. Il est nécessaire de disposer de l'évaluation du potentiel de sites éligibles initialement dans chaque territoire pour pouvoir analyser des états ou dynamiques de création de sites, et a fortiori des comparaisons entre territoires. Il s'agit de gommer ainsi les différences de richesse initiale du patrimoine écologique de chaque territoire en matière de zones humides. Par ailleurs, les sites établis à cheval sur plusieurs territoires contigus (exemple : régions administratives) seront-ils comptés deux fois, en fraction de sites, etc. pour chacun de ces territoires ?