Évolution des populations de chauves-souris

Évolution des populations de chauves-souris

54 % des chauves-souris ont disparu de métropole entre 2006 et 2019.

-54 %

sur la période 2006-2019

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Origine des données : Programme Vigie-chiro de Vigie Nature / Traitements : CESCO - UMS Patrinat, 2020
Nom complet de l'indicateur : Taux d'évolution de l'abondance des Chiroptères métropolitains
Définition:

L'indicateur est le taux d’évolution, pour l’ensemble de la période de suivi, de l’abondance de 11 espèces ou groupes d’espèces communs (par communs, on entend suffisamment échantillonnés dans le cadre du protocole de suivi par circuits routiers, qui exclut par nature les espèces largement réparties mais dont les émissions sont faibles, par exemple). On y retrouve le groupe des Myotis (M. daubentonii, M. nattereri, M. myotis, M. brandtii, M. mystacinus, M. emarginatus, M. alcathoe, M. bechsteinii et M. punicus) et les espèces B. barbastellus, P. Nathusii, H. savii, P. austriacus, P.auritus, P. kulhii, P. pipistrellus, P. pygmaeus, E. seronitus, N. leisleri et N. noctula.

Milieux
Agriculture et milieux associés
Forêts
Milieu urbain
Politiques
Gestion des espaces naturels
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment la biodiversité évolue-t-elle en France ?
Interprétation de l'indicateur

Cette tendance est à considérer comme un ordre de grandeur, indiquant que les effectifs ont subi une baisse de plus de 50 % en treize ans (depuis le démarrage du suivi). En effet, la pression d’observation, encore limitée, se reflète dans la précision de cet indicateur, comme le montrent les intervalles de confiance relativement larges. La première et la dernière année de suivi sont à prendre avec précaution puisque leurs deux indices sont construits sur peu de sites suivis. En 2006, l’année de lancement du suivi, peu de sites (principalement franciliens) avaient été suivi. En 2019, le nombre de données est également faible du fait que toutes les observations n’ont pas encore pu être intégrées. La tendance globale, comme toute moyenne, ne reflète pas les disparités entre espèces ni vraisemblablement entre populations d'une même espèce. Ainsi, certaines déclinent plus ou moins fortement comme la Noctule commune (- 88 %), la Pipistrelle de Nathusius (- 46 %), la Sérotine commune (- 30 %) tandis que d'autres présentent un déclin moins significatif (Pipistrelle commune, Noctule de Leisler ou Pipistrelle de Kuhl). Pour autant cette dernière situation ne signifie pas que la situation s'améliore. La Pipistrelle commune, par exemple, qui déclinait fortement dans le Bassin Parisien depuis le début du programme, a vu son déclin s’atténuer en raison de l’amélioration des suivis dans l’Ouest et le Sud de la France, régions où l’espèce se porte mieux. Les effets du changement climatique peuvent aussi affecter la répartition de certaines espèces thermophiles (cas de la Pipistrelle de Kuhl).

Code indicateur SNB-B06-12-CTC1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Nature
Objectifs nationaux
Préserver les espèces et leur diversité
Préserver et restaurer les écosystèmes et leur fonctionnement
Objectifs européens
Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services

CESCO - UMS Patrimoine naturel

Les données proviennent du programme de sciences participatives Vigie-Chiro, de Vigie-Nature : http://www.vigienature.fr/fr/actualites/populations-chauves-souris-francaises-declin-3681

Disponibilité des valeurs
Annuelle
Rupture de série
Non
Robustesse
Assez robuste
Précision
Précis
Sensibilité
Sensible
Efficacité
Efficace
Accessibilité des données
Accessibles
Homogénéité des données
Homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérenne
Abondance des données
Assez abondantes
Coût de mobilisation
Coût très faible
Niveau d'appropriation
Familier
Avantages

Cet indicateur est fondé sur une collecte de données standardisée et un échantillonnage aléatoire stratifié. Ces deux caractéristiques garantissent respectivement sa robustesse et sa représentativité. Le caractère synthétique de l'indice en fait un indicateur opérationnel en facilitant son utilisation pour un public non spécialiste (notamment les décideurs).

Limites

A l'image du Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC), il ne s’agit pas d’un indicateur basé sur toutes les espèces françaises. Seuls les taxons les plus fréquents dans les données recueillies contribuent à son estimation. A titre d'exemple, les Oreillards ou les Rhinolophes qui émettent faiblement sont peu détectés par ce protocole. Enfin, l’échantillonnage gagnerait beaucoup à être intensifié.

Piste d'améliorations

Le nombre de points d'échantillonnage doit encore être augmenté et ils doivent être mieux répartis sur l'ensemble du territoire. Afin d’être pleinement comparables, il serait utile, d’une part, de produire à l’échelle nationale un indicateur fondé sur des comptages en sites d’hibernation et, d’autre part, de produire à l’échelle européenne un indicateur fondé sur les divers jeux de données collectés par suivis standardisés d’émissions ultrasonores.