Évolution des populations de chauves-souris
Évolution des populations de chauves-souris
43 % des chauves-souris ont disparu de métropole entre 2006 et 2021
-43 %
sur la période 2006-2021
Imprimer la fiche de l'indicateur Imprimer la fiche de l'indicateurDéfinition:
Milieux concernés
Tous milieux concernés
Politiques associées
Gestion des espaces naturels
Maitrise des pressions liées aux activités humaines
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Interprétation de l'indicateur
Jeux d'indicateurs
Objectifs nationaux
- Préserver les espèces et leur diversité
- Préserver et restaurer les écosystèmes et leur fonctionnement
Objectifs européens
- Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services
Producteur:
CESCO - PatriNat (OFB-CNRS-MNHN)
Origine des données
Les données proviennent du programme de sciences participatives Vigie-Chiro, de Vigie-Nature.
Disponibilité des valeurs
Annuelle
Rupture de série
Non
Méthode
Les émissions ultrasonores des espèces de Myotis (Myotis daubentonii, M. nattereri, M. myotis, M. brandtii, M. mystacinus, M. emarginatus, M. alcathoe, M. bechsteinii et M. punicus et Myotis sp.) sont trop similaires pour permettre de les distinguer avec une fiabilité suffisante dans l’état actuel des techniques de reconnaissance employées. Elles ont donc été regroupées. Le même procédé concerne les émissions des deux oreillards. Par contre, l’ancien regroupement Pipistrellus nathusii et Pipistrellus kulhii a été abandonné. En effet, l'amélioration des connaissances permet désormais de distinguer ces espèces dans la grande majorité des cas et les analyses rétrospectives sur les enregistrements ont permis d’affiner ce taxon. A ce stade nous estimons qu’il contient moins de 10% d’erreur entre les 2 espèces. Sept autres espèces sont suffisamment échantillonnées pour permettre le calcul de tendances : Barbastella barbastellus, Hypsugo savi, Pipistrellus pipistrellus, Pipistrellus pygmaeus, Eptesicus seronitus, Nyctalus leisleri et Nystalus noctula. Pour chacune des espèces (ou groupe d’espèces), les variations d'abondances sont estimées à l’aide de Modèles Linéaires Généralisés Mixtes (GLMM), en spécifiant une distribution négative binomiale et une fonction de lien logarithmique. Ces modèles sont ajustés à l’aide du package glmmTMB du logiciel R.
Les données issues des trois protocoles (routier, pédestre et points fixes) sont utilisées pour calibrer les modèles. Cela nécessite de bien choisir les variables explicatives afin de bien isoler les dynamiques d’activité des espèces, et non les différences liées au protocole.
Pour chaque taxon, le modèle étudie ainsi l’effet de l’année sur le nombre de contacts. Un certain nombre de variables sont ajoutées comme effets fixes dans le modèle pour corriger de potentiels effets confondants, notamment la période d’enregistrement (date et temps d’enregistrement) et le type de protocole. La structuration spatiale des données est prise en compte en ajoutant un effet aléatoire sur l’identifiant du circuit (protocoles historiques) ou sur le point d’étude (protocole point fixe). Un autre effet aléatoire est ajouté pour prendre en compte les différences de détection liées au matériel utilisé.
L’indice annuel agrégé pour l’année t est la moyenne géométrique des indices d’abondance annuels des espèces pour cette année t. Cette moyenne est obtenue en pondérant les indices annuels des espèces pour donner une importance moindre à celles dont l’abondance est estimée avec une forte incertitude. Le poids de l’espèces s l’année t est l’inverse du VIF (Variance Inflation Factor) associé à l’année pour l’espèce s à l’année t :
W(s,t)=1/(VIF(s,t) )
Ainsi, une espèce pour laquelle l’estimation de l’abondance est très précise contribue d'autant plus à la détermination des indices annuels. C’est notamment le cas de Pipistrellus pipistrellus. Comme la précision croît naturellement avec l’effectif, les indices annuels agrégés reflètent ainsi les variations d’abondance de l’ensemble des chauves-souris détectées. L’indicateur présenté (- 43 % de 2006 à 2021) est la tendance sur l’ensemble de la période. Elle est obtenue à partir de l'équation de la droite de régression, qui passe le plus près possible de tous les points de la relation entre l’année et l’indice agrégé annuel : % de variation = pente de la droite de régression x nombre d'intervalles entre années (entre 2006 et 2021, n=15).
A l’échelle Européenne, un rapport publié en 2013 par l’Agence européenne de l’environnement est une contribution de l’Europe à la Convention sur la Diversité Biologique, dans le cadre du programme SEBI (Streamlining European Biodiversity Indicators).
Ce travail se fonde sur les données de comptage en hibernation et ne concerne donc que partiellement les mêmes espèces que le protocole de suivi analysé ici. Par ailleurs, cette étude européenne ne compte pas de contribution française.
Robustesse
Assez robuste
Précision
Précis
Sensibilité
Sensible
Efficacité
Efficace
Accessibilité des données
Accessibles
Homogénéité des données
Homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérenne
Abondance des données
Assez abondantes
Coût de mobilisation
Coût élevé
Niveau d'appropriation
Familier
Avantages
Limites
Enfin, l’échantillonnage gagnerait beaucoup à être intensifié. La dynamique est en cours mais quelques départements restent peu couverts.
Piste d'améliorations
Afin d’être pleinement comparables, il serait utile, d’une part, de produire à l’échelle nationale un indicateur fondé sur des comptages en sites d’hibernation et, d’autre part, de produire à l’échelle européenne un indicateur fondé sur les divers jeux de données collectés par suivis standardisés d’émissions ultrasonores.