Nombre annuel moyen de jours de gel en France métropolitaine

Nombre annuel moyen de jours de gel en France métropolitaine

Le nombre annuel de jours de gel a diminué de 2,5 jours en moyenne par décennie sur la période 1961-2010.

-2,5 jours de gel annuel par décennie

sur la période 1961-2010

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Évolution du nombre annuel moyen de jours de gel par station météorologique sur la période 1961-2010
Nombre annuel de jours de gel par décennie
Nom complet de l'indicateur : Évolution du nombre annuel moyen de jours de gel sur 63 stations météorologiques de France métropolitaine
Définition:
Cet indicateur rend compte de l’évolution décennale du nombre moyen de jours de gel dans une année en France métropolitaine sur la période 1961-2010 pour 63 stations situées sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le nombre moyen de jours de gel annuel observé en France est assez différent selon les régions et présente de fortes variations d’une année sur l’autre. Sur la période 1961-2010, une diminution est observée sur toutes les régions avec une baisse moyenne sur le territoire métropolitain de 2,5 jours de gel par décennie.
Milieux
Agriculture et milieux associés Forêts Milieux humides Milieux marins et littoraux Milieu montagnard Milieu urbain
Politiques
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment évoluent les pressions majeures que notre société fait peser sur la biodiversité ?
Interprétation de l'indicateur
Une valeur négative de l'indicateur correspond à une diminution du nombre de jours de gel, ce qui est cohérent avec le réchauffement de la température de l'air. La carte présente l’évolution du nombre moyen de jours de gel annuel par décennie sur la période 1961-2010 pour les 63 stations sélectionnées. La couleur de chaque pastille correspond à l’ampleur de l’évolution observée en moyenne sur la période 1961-2010. La taille de la pastille indique la significativité de la tendance (au sens du test statistique de Mann-Kendall) : élevée (grosse pastille), modérée (pastilles moyennes), faible (petite pastille). On note que la diminution est généralisée, mais qu’elle dépend assez fortement des régions considérées : les diminutions les moins marquées concernent les zones côtières, où le nombre annuel de jours de gel est faible (diminution inférieure à deux jours par décennie) ; les diminutions les plus fortes sont notables dans le nord-est et le centre du pays (diminution de cinq à huit jours par décennie) ; dans les autres régions, on observe des diminutions intermédiaires, comprises entre deux et quatre jours par décennie. Le graphique représente, en moyenne par décennie et sur les 63 stations, la valeur moyenne du nombre annuel de jours de gel. On observe une décroissance décennale régulière du nombre de jours de gel, à l’exception de la dernière décennie qui présente une légère remontée, en lien avec la forte variabilité interannuelle du nombre de jours de gel. Sur l’ensemble de la période 1961-2010, la décroissance est statistiquement significative.
Code indicateur SNB-TCC-17-NJG1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Biodiversité & changement climatique
Objectifs nationaux
Maîtriser les pressions sur la biodiversité
Producteur : Météo France
Origine des données : Le nombre de jours de gel sur une période donnée est obtenu à partir de la série chronologique des températures minimales quotidiennes. Toutes les séries quotidiennes ne sont pas exploitables pour l’analyse du changement climatique. En effet, l’évolution des conditions de mesure ou de l’emplacement des stations météorologiques peut introduire des ruptures d’homogénéité dans les séries, et conduire à conclusions erronées. La sélection des séries quotidiennes exploitables, c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur une période définie, passe par un traitement spécifique sur les séries mensuelles. En effet, des traitements d’homogénéisation permettent de corriger les ruptures sur les seules séries mensuelles. Météo France dispose ainsi en France métropolitaine de plus de 200 séries mensuelles homogénéisées de température démarrant dans les années 1950. Ces traitements d’homogénéisation reposent sur des hypothèses qui ne sont pas applicables aux séries quotidiennes. Le travail réalisé sur ces séries mensuelles permet ainsi de connaître les ruptures d’homogénéité et donc de définir la période sur laquelle la série quotidienne peut être utilisée pour l’analyse des extrêmes. Pour une période définie, on peut identifier les séries exploitables c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur cette période et avec peu de données quotidiennes manquantes. Ainsi, 82 séries ont pu être identifiées sur la période 1961-2010, parmi lesquelles un sous-ensemble de 63 séries a été extrait afin de disposer d’une répartition la plus homogène possible sur le territoire. Ces 63 séries quotidiennes de température minimale ont été sélectionnées sur la période 1961-2010 pour l’étude de l’évolution du nombre de jours de gel. L’évolution du climat en France sur la seconde moitié du XXe siècle est présentée sous forme de tendances. La tendance donne une idée de l’amplitude du changement sur une période donnée. L’évolution sur l’année est regardée pour chaque série individuellement. Enfin, l’utilisation d’un test statistique (test de Mann-Kendal) donne un niveau de confiance pour la tendance.
Disponibilité des valeurs
Annuelle
Rupture de série
Non
Robustesse
Très robuste
Précision
Précis
Sensibilité
Sensible
Accessibilité des données
Accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Très fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Abondance des données
Abondantes
Coût de mobilisation
Coût faible
Niveau d'appropriation
Novice
Avantages
Les données de base ont profité des contrôles communs à l’ensemble des données de Météo France et des procédures spécifiques appliquées aux séries utilisées pour l’étude des changements climatiques. Les indices calculés sont définis par la communauté climatique (groupe CLIVAR de l’Organisation Mondiale de la Météorologie (https://public.wmo.int/fr/bulletin/programme-mondial-de-recherche-sur-le-climat-r%C3%A9alisations-activit%C3%A9s-et-d%C3%A9fis)). La standardisation des indices permet une comparaison avec d’autres pays. Des différences peuvent cependant exister en raison de traitements différents sur les données de base, ou du choix de la période de référence utilisée.
Limites
L'indicateur ne concerne pas les territoires d'outre-mer, pour lesquels il n’est pas pertinent compte tenu des climats locaux. Les 63 stations ne constituent pas un échantillon au sens statistique du terme et ne représentent pas une moyenne représentative de l'évolution sur l'ensemble du territoire. Il s'agit d'un panel diversifié, constitué sur la base des séries de données disponibles. Certaines parties du territoire sont bien représentées, tandis que d’autres souffrent d’une faible densité de stations disponibles pour le calcul. En particulier, on ne dispose pas de séries d’observations en montagne (altitude supérieure à 1 000 m). Toutes les stations de l'échantillon présentent une tendance à la diminution du nombre de jours de gel, qui est représentative d'une évolution nationale. En revanche, il existe de fortes disparités régionales sur la valeur de cette tendance, ce qui limite l'interprétation que l'on peut faire de la moyenne nationale.
Piste d'améliorations
La numérisation de nouvelles données est une première voie d’amélioration. La recherche de données anciennes continue en effet à Météo France et le patrimoine climatologique s’enrichit année après année. Bien entendu, les données supplémentaires devront, elles aussi, subir les procédures de contrôle et d’examen des ruptures d’homogénéité avant d’être utilisées dans l’étude des changements climatiques. L’amélioration des techniques d’homogénéisation est une seconde voie. Météo France poursuit les travaux sur ce thème. Enfin, la définition de certains indices peut évoluer ou de nouveaux indices être définis.