Nombre d'espèces endémiques de France

Nombre d'espèces endémiques de France

20 293 espèces ne sont présentes qu'en France (métropole et Outre-mer).

20 293 espèces non éteintes

en 2019

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Origine des données : INPN/SINP - TAXREF v13, UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), décembre 2019. Traitements : SDES, octobre 2020.
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Origine des données : INPN/SINP - TAXREF v13, UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), décembre 2019. Traitements : SDES, octobre 2020.
Origine des données : INPN/SINP - TAXREF v13, UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), décembre 2019. Traitements : SDES, octobre 2020.
Nom complet de l'indicateur : Nombre d’espèces métropolitaines et ultramarines endémiques et sub-endémiques
Définition:

Cet indicateur expose le nombre d'espèces endémiques et sub-endémiques présentes en France métropolitaine et dans les territoires d'Outre-mer. Ce nombre d'espèces est calculé à partir du référentiel taxonomique national TAXREF administré par l'UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN).

Milieux
Agriculture et milieux associés
Politiques
Recherche & connaissance
Gestion des espaces naturels
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment la biodiversité évolue-t-elle en France ?
Comment les éléments de la biodiversité identifiés comme majeurs évoluent-ils en France ?
Interprétation de l'indicateur

Dans l’état actuel des connaissances, 20 293 espèces sont exclusives (endémiques) ou quasi-exclusives (sub-endémiques) du territoire français ; c’est-à-dire présentes nulle part ailleurs dans le monde. Ces espèces forment un patrimoine que seule la France peut conserver, donc avec une responsabilité plus forte que pour les autres espèces. Avec une aire de répartition limitée, ce sont souvent parmi les premières espèces à être menacées, bien que l’endémisme ne constitue pas en soi un facteur de risque de disparition. Cet endémisme est très fort dans les collectivités d’Outre-mer insulaires (22 % des espèces), plus faible dans les zones continentales (Guyane et métropole). En métropole, où l'endémisme est relativement faible (3 % des espèces), la Corse, le sud des Alpes, les Pyrénées et le Massif Central abritent le plus d’espèces endémiques, en raison de leur isolement géographique et des phénomènes de refuges lors des variations climatiques passées. Moins étudié qu'en milieu terrestre, l’endémisme serait plutôt faible chez les espèces marines : 58 % des espèces terrestres et d'eau douce sont endémiques en Nouvelle-Calédonie contre seulement 1 % des espèces marines.

Code indicateur SNB-B04-12-ESM1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Nature
Objectifs nationaux
Préserver les espèces et leur diversité
Objectifs européens
Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services
Contribuer à éviter la perte de biodiversité globale

UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN)

Les données sont issues du référentiel taxonomique national TAXREF administré par l'UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN). Ce référentiel recense les espèces présentes en France, avec un statut associé à la présence dans chaque territoire (métropole et chaque DOM et COM), dont la précision sur l’endémisme. L’endémisme est noté d’après la bibliographie, les sources étant disponibles pour chaque espèce dans l’INPN ( http://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/recherche ).

Disponibilité des valeurs
Annuelle
Rupture de série
Non
Robustesse
Robuste
Précision
Précis
Sensibilité
Assez sensible
Efficacité
Assez efficace
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Abondance des données
Abondantes
Coût de mobilisation
Coût moyen
Niveau d'appropriation
Novice
Avantages

L’indicateur présente le nombre d’espèces pour lesquelles la France a le plus de responsabilité. Les données concernant les espèces endémiques et sub-endémiques sont disponibles dans l'INPN et remises à jour régulièrement en fonction de l'évolution des connaissances.

Limites

Bien que fondé sur TAXREF, qui représente la plus grosse source de donnée sur les statuts biogéographiques, cet indicateur représente aussi le témoin de l'état des connaissances et des moyens mis à disposition pour étudier les statuts biogéographiques des espèces présentes en France. L’indicateur ne peut pas s’analyser dans une tendance temporelle de l’état de la biodiversité endémique. Il continuera à croitre en fonction des nouvelles découvertes scientifiques mais atteindra un palier à plus ou moins long terme. Le statut d’endémisme d’une espèce n’est pas toujours renseigné, faute de publication explicite sur le sujet. L'indicateur sous-estime certainement le taux réel d'endémisme dans certains territoires insulaires d'Outre-mer.

Piste d'améliorations

Les invertébrés, et en particulier les insectes, sont encore relativement mal connus. Le nombre d'espèces endémiques augmentera sûrement par une meilleure connaissance biogéographique de ces groupes taxonomiques (par défaut une espèce est notée comme indigène non endémique), même si certaines espèces actuellement connues comme endémiques pourront être découvertes dans des pays limitrophes. Certains groupes, par exemple les vertébrés, bénéficient déjà d'un bon niveau de connaissance. Les informations sur l'endémisme des plantes sont encore relativement incomplètes dans le référentiel, notamment dans les territoires d’Outre-mer. In fine, il serait possible de décliner cet indicateur non pas en fonction des versions de TAXREF mais en fonction des dates de description des espèces.