Principal milieu naturel métropolitain détruit par artificialisation

Principal milieu naturel métropolitain détruit par artificialisation

58 691 ha de prairies, pelouses et pâturages naturels ont été perdus par artificialisation entre 1990 et 2018.

58691 ha

sur la période 1990-2018

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Répartition des milieux naturels détruits par artificialisation, mise en culture ou création de plans d'eau entre 1990 et 2018
Répartition des milieux naturels détruits par artificialisation, mise en culture ou création de plans d'eau entre 1990 et 2018 en pourcentage (pourcentage en lignes)
Répartition des milieux naturels détruits par artificialisation, mise en culture ou création de plans d'eau par époque
Répartition des milieux naturels détruits par artificialisation, mise en culture ou création de plans d'eau entre 1990 et 2018 par région
Nom complet de l'indicateur : Surface perdue du principal type de milieux naturels métropolitains détruits par artificialisation
Définition:
Cet indicateur présente la surface artificialisée du principal type de milieux naturels métropolitain détruit par artificialisation.
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment évoluent les pressions majeures que notre société fait peser sur la biodiversité ?
Interprétation de l'indicateur
L'analyse permet d'observer quel milieu naturel a perdu la surface la plus importante au profit de l'artificialisaiton.
Code indicateur SNB-D11-12-ATM2
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Nature
Objectifs nationaux
Maîtriser les pressions sur la biodiversité Garantir la durabilité de l’utilisation des ressources biologiques
Objectifs européens
Objectifs européens : Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services
Producteur : CGDD/SDES
Origine des données : Les données utilisées sont issues de la base de données géographiques d'occupation des sols CORINE Land Cover (CLC), issue de l'interprétation d'images satellitaires et produite à une échelle de 1/100 000 avec un seuil de 25 ha pour la cartographie des unités d'occupation homogène des sols (selon une nomenclature emboitée à trois niveaux et regroupant 44 postes en métropole). CLC est disponible en métropole pour les années 1990, 2000, 2006, 2012 et 2018. Les changements d'occupation des sols sont notés avec un seuil de 5 ha. Accès aux données CLC (http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/li/2539.html)
Disponibilité des valeurs
> 5 ans
Rupture de série
Non
Robustesse
Robuste
Précision
Assez précis
Sensibilité
Assez sensible
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Niveau d'appropriation
Averti
Avantages
Cet indicateur permet une représentation statistique de l'occupation du sol à différentes échelles spatiales, illustrant ainsi l'une des causes majeures d'érosion de la biodiversité qu'est la destruction des habitats naturels. La couverture du territoire est exhaustive (contrairement à Teruti-Lucas qui procède par échantillonnage). Le caractère européen de CLC autorise les comparaisons entre différents pays. L'utilisation de CLC permet de connaître les types d'occupation des sols qui sont artificialisés et donc une interprétaion plus précise de l'indicateur.
Limites
La base CLC est une base d'occupation des sols et pas directement des milieux naturels. La fréquence des mises à jour est limitée, d'où une assez faible sensibilité de l'indicateur aux évolutions. La précision n'est pas très bonne ; le seuil de détection de 25 ha (5 ha pour l'analyse des changements) ou de 100 m pour les infrastructures linéaires comme les cours d'eau limite ou exclut la prise en compte des zones de faible surface et masque également certaines évolutions si elles sont trop petites ou trop dispersées (contrairement à Teruti-Lucas qui semble mieux adapté à déceler les faibles surfaces artificialisées). Les milieux humides sont assez mal pris en compte par CLC.