Artificialisation des territoires d'Outre-mer

Artificialisation des territoires d'Outre-mer

287 hectares sont artificialisés chaque année en Outre-mer.

287 ha/an

sur la période 2000-2018

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UE-SDES, CORINE Land Cover (bases des changements 2000-2006, 2006-2012 et 2012-2018). Traitements : SDES, 2020.
UE-SDES, CORINE Land Cover (bases des changements 2000-2006, 2006-2012 et 2012-2018). Traitements : SDES, 2020.
UE-SDES, CORINE Land Cover (bases des changements 2000-2006, 2006-2012 et 2012-2018). Traitements : SDES, 2020.
UE-SDES, CORINE Land Cover (bases des changements 2000-2006, 2006-2012 et 2012-2018). Traitements : SDES, 2020.
Nom complet de l'indicateur : Surface nette artificialisée annuellement dans les territoires d'Outre-mer
Définition:

L'indicateur permet de suivre l'évolution des surfaces artificialisées dans les territoires d'Outre-mer.

Milieux
Agriculture et milieux associés
Forêts
Milieux humides
Milieux marins et littoraux
Milieu montagnard
Milieu urbain
Pressions
Surexploitation des ressources
Politiques
Maitrise des pressions liées aux activités humaines
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment évoluent les pressions majeures que notre société fait peser sur la biodiversité ?
Interprétation de l'indicateur

Une augmentation de la part des surfaces artificielles traduit directement une perte en milieux agricoles ou naturels. C'est une pression majeure qui s'exerce sur la biodiversité (perte d'habitats naturels, fragmentation). L'analyse fine des données CLC permet de savoir quels sont les types d'occupation du sol qui ont été artificialisés et leur part relative, et donc de préciser l'interprétaion de l'indicateur et de connaître la pression réellement exercée par l'artificialisation sur les milieux naturels. La représentation cartographique permet des comparaisons visuelles entre différentes zones du territoire ; elle permet de localiser les enjeux.

Code indicateur SNB-D11-12-ATO1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Synthèse Biodiversité & outre-mer
Objectifs nationaux
Maîtriser les pressions sur la biodiversité
Garantir la durabilité de l’utilisation des ressources biologiques
Garantir la cohérence entre politiques publiques, aux différentes échelles
Assurer l’efficacité écologique des politiques et des projets publics et privés
Objectifs européens
Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services

CGDD/SDES

Les données utilisées sont issues de la base de données géographiques d'occupation des sols CORINE Land Cover (CLC), issue de l'interprétation d'images satellitaires et produite à une échelle de 1/100 000 avec un seuil de 10 ha pour la cartographie des unités d'occupation homogène des sols (selon une nomenclature emboitée à trois niveaux et regroupant 44 postes + 6 postes créés dans un 4e niveau pour tenir compte des spécificités des DOM). Les changements d'occupation des sols sont notés avec un seuil de 5 ha. CLC est disponible en Guyane (bande littorale des 20 km), en Martinique, en Guadeloupe et à la Réunion pour les années 2000, 2006, 2012 et 2018, et à Mayotte pour 2006, 2012 et 2018. Les espaces artificialisés pris en compte sont le tissu urbain continu et discontinu, les zones industrielles et commerciales, les grandes voies routières et ferroviaires, les ports et aéroports, les décharges, carrières et chantiers, les espaces verts urbains et les équipements sportifs et de loisirs. Accès aux données CLC (http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/li/2539.html)

Disponibilité des valeurs
> 5 ans
Rupture de série
Non
Robustesse
Assez robuste
Précision
Assez précis
Sensibilité
Assez sensible
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Niveau d'appropriation
Familier
Avantages

Cet indicateur permet une représentation statistique de l'occupation du sol à différentes échelles spatiales, illustrant ainsi l'une des causes majeures d'érosion de la biodiversité qu'est la destruction des habitats naturels. La couverture du territoire est exhaustive (contrairement à Teruti-Lucas qui procède par échantillonnage et qui s'avère peu précis pour les territoires les plus petits). Le caractère européen de CLC autorise les comparaisons entre différents pays. L'utilisation de CLC permet de connaître les types d'occupation des sols qui sont artificialisés et donc une interprétaion plus précise de l'indicateur.

Limites

La base CLC est une base d'occupation des sols et pas directement des milieux naturels. La fréquence des mises à jour est limitée, d'où une assez faible sensibilité de l'indicateur aux évolutions. La précision n'est pas très bonne ; le seuil de détection de 10 ha (5 ha pour l'analyse des changements) ou de 50 m pour les infrastructures linéaires comme les cours d'eau limite ou exclut la prise en compte des zones de faible surface et masque également certaines évolutions si elles sont trop petites ou trop dispersées (contrairement à Teruti-Lucas qui semble mieux adapté à déceler les faibles surfaces artificialisées).

Piste d'améliorations

Il pourrait être intéressant de chercher à préciser l'indicateur par le calcul de l'évolution de la surface artificialisée annuellement par habitant et par point de PIB. Des analyses de sensibilité semblent être possibles et pourraient être envisagées en comparant les résultats obtenus par CORINE Land Cover et ceux issus d'autres méthodes (Teruti-Lucas ou fichiers fonciers).