Espaces protégés également recensés dans l’inventaire de la nature remarquable

Espaces protégés également recensés dans l’inventaire de la nature remarquable

58 % des territoires sous protection forte sont recensés dans l’inventaire des zones de nature remarquable (ZNIEFF).

58 %

en 2020

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Origine des données : INPN, Bases Espaces protégés, Natura 2000 et ZNIEFF - état en avril 2020 / Traitements : UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN)
Origine des données : INPN, Bases Espaces protégés et ZNIEFF / Traitements : UMS PatriNat (AFB-CNRS-MNHN).
Origine des données : INPN, Bases Espaces protégés et ZNIEFF / Traitements : UMS PatriNat (AFB-CNRS-MNHN).
Nom complet de l'indicateur : Proportion des surfaces d'espaces terrestres sous protections fortes également recensées dans l’inventaire ZNIEFF des espaces remarquables pour la biodiversité
Définition:

Cet indicateur présente la proportion des surfaces terrestres concernées par une protection forte (au sens de la Stratégie pour la Création des Aires Protégées : SCAP) qui sont situées dans des secteurs identifiés pour leur biodiversité patrimoniale (Zones Naturelles d'Intérêt Floristique et Faunistique : ZNIEFF)

Milieux
Agriculture et milieux associés
Forêts
Milieux humides
Politiques
Gestion des espaces naturels
Culture et éducation
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment l’aménagement du territoire conditionne-t-il la prise en compte de la biodiversité ?
Comment notre société préserve-t-elle la biodiversité ?
Interprétation de l'indicateur

Les aires protégées dites fortes (catégories au sens de la stratégie de création d’aires protégées -- SCAP) terrestres, en métropole et dans les Outre-mer sont majoritairement situées dans des secteurs identifiés, dans une démarche scientifique de terrain indépendante (ZNIEFF), pour leur intérêt en termes de biodiversité patrimoniale. Ceci témoigne d’une cohérence entre les inventaires des zones d’intérêt et les décisions en matière de protection, qui souvent s’appuient sur les ZNIEFF ou sur la même information naturaliste. Décliné par grand territoire, cette cohérence est très forte en métropole, avec 94 % de ces aires protégées situées en ZNIEFF. Dans les Outre-mer, la situation est contrastée selon les territoires, avec de grands parcs nationaux et parfois un moindre enjeu de recensement des ZNIEFF dans les secteurs déjà protégés. Cet indicateur reste globalement à relativiser en constatant que seulement 12 % des surfaces en ZNIEFF de type 1 bénéficient d’un de ces statuts d’aire protégée (sens SCAP).

Code indicateur SNB-E14-13-ZAP1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Synthèse
Objectifs nationaux
Préserver les espèces et leur diversité
Construire une infrastructure écologique incluant un réseau cohérent d’espaces protégés
Garantir la cohérence entre politiques publiques, aux différentes échelles
Objectifs européens
Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services

UMS PatriNat (AFB-CNRS-MNHN)

Lancé en 1982, l'inventaire des Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Florisique (ZNIEFF) a pour objectif d'identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. On distingue deux types de ZNIEFF : les ZNIEFF de type I, secteurs de grand intérêt biologique ou écologique ; les ZNIEFF de type II, grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes. L'UMS PatriNat gère la base de donnée centralisée des ZNIEFF dans laquelle chaque DREAL ou DEAL saisit la description de ses ZNIEFF. Issues des connaissances des naturalistes de terrain, les données sont validées au niveau régional (CSRPN), puis contrôlées au niveau national (par l'UMS PatriNat) avant diffusion. Les mises à jour sont désormais continues. En savoir plus https://inpn.mnhn.fr/programme/inventaire-znieff/presentation Les données sur les "espaces protégés" sont également gérées par l'UMS PatriNat. Elles sont issues des bases de données géographiques (contours des sites) provenant des DREAL, de l'ONF, de l'ONCFS, du Conservatoire du Littoral (CdL), des CEN, des PNR... Ces différentes bases sont homogénéisées, standardisées puis intégrées dans une base nationale de référence, la "base de données des espaces protégés", disponible sur le site de l'INPN. En savoir plus https://inpn.mnhn.fr/programme/espaces-proteges/presentation Les sites Natura 2000 figurent dans une base de données à part, car ils font l'objet d'un programme spécifique, géré par le MNHN. En savoir plus https://inpn.mnhn.fr/programme/natura2000/presentation/objectifs

Disponibilité des valeurs
Annuelle
Rupture de série
Temporelle
Robustesse
Très robuste
Précision
Très précis
Sensibilité
Sensible
Efficacité
Très efficace
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Abondance des données
Très abondantes
Coût de mobilisation
Coût très faible
Niveau d'appropriation
Familier
Avantages

Les données sont centralisées et disponibles en continue. Cette analyse permet d'observer la cohérence entre la désignation des espaces protégés et les secteurs identifiés de façon indépendante et proche du terrain comme étant à fort intérêt biologique et patrimonial. C’est ainsi un indicateur de cohérence entre politique de préservation et politique de connaissance.

Limites

Indicateur technique. Choix des types d’aires protégées discutable (mais les indicateurs associés documentent les autres aires protégées). Sensible au changement de périmètre (diffusion de l’inventaire ZNIEFF dans les Outre-mer, il manque actuellement la Martinique). Faible marge de progression (on ne va pas changer les aires protégées), même s’il est possible de compléter l’inventaire ZNIEFF pour recenser les éléments patrimoniaux contenus dans des aires protégées qui ne seraient pas en ZNIEFF. C'est notamment le cas des grands coeurs de parcs nationaux des DOM dont seule une faible part est inventoriée comme ZNIEFF.

Piste d'améliorations

Inclure le domaine marin avec le déploiement des ZNIEFF mer (dans une déclinaison associée à l’indicateur). Analyser cette cohérence selon les dates de désignation des aires protégées (cette cohérence est-elle meilleure pour les aires récemment désignées ?). Décliner ces chiffres par grands types de milieux (forêts, agro-pastoraux, etc.). Revoir la catégorisation des aires protégées pour être plus large que la SCAP : toutes les aires protégées à vocation de préservation d’éléments du patrimoine naturel (SCAP + Natura 2000 + sites des CEN, par exemple).