Espèces menacées concernées par un plan national d'action

Espèces menacées concernées par un plan national d'action

2 % des espèces menacées font l'objet d'un plan national d'action en 2020.

2 %

en 2020

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Origine des données : Comité français de l'UICN - MNHN, MTES / Traitements : SDES, août 2020
Origine des données : Comité français de l'UICN - MNHN, MTES / Traitements : SDES, août 2020
Origine des données : Comité français de l'UICN - MNHN, MTES / Traitements : SDES, août 2020
Nom complet de l'indicateur : Proportion des espèces menacées selon les listes rouges de l'UICN-MNHN pour la France faisant l'objet d'un plan national d'action validé
Définition:

Les plans nationaux d’action (PNA, anciennement « plans nationaux de restauration ») sont mis en place en France depuis 1996 afin de lutter contre la menace d’extinction d’une ou de plusieurs espèces, voire d’un habitat. Ils reprennent les connaissances disponibles et définissent des actions concrètes de conservation avec un calendrier de réalisation. Si les effectifs des espèces concernées sont devenus trop faibles ou que l’espèce a disparu, des opérations de renforcement des populations ou de réintroduction peuvent alors être envisagées, comme pour l’ours par exemple. Ces plans ont généralement une durée d’application de 5 années.

Milieux
Agriculture et milieux associés
Forêts
Milieux humides
Milieux marins et littoraux
Politiques
Gestion des espaces naturels
Maitrise des pressions liées aux activités humaines
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment la connaissance sur la biodiversité évolue-t-elle en France ?
Comment notre société préserve-t-elle la biodiversité ?
Interprétation de l'indicateur

L’élaboration et la mise à jour de la Liste rouge par le comité français de l’UICN et le MNHN constituent une démarche de connaissance et d’identification des espèces menacées dont la France détient une part de responsabilité. Il lui appartient de mettre en œuvre des actions en faveur de ces espèces à enjeu, en cohérence avec ce travail de connaissance. Les plans nationaux d’action sont l’une des politiques phares mises en œuvre à l’initiative de l’État en faveur des espèces à enjeu en collaboration et avec le concours de l’ensemble des acteurs concernés. L'augmentation de la proportion d'espèces menacées faisant l'objet d'un plan national d'action est un signe favorable de la prise en considération de ces espèces par la société et d'une recherche accrue de cohérence politique, entre connaissance et réponse en termes de préservation et de restauration de la biodiversité.

Code indicateur SNB-B04-12-PNA1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Synthèse
Objectifs nationaux
Préserver les espèces et leur diversité
Garantir la cohérence entre politiques publiques, aux différentes échelles
Assurer l’efficacité écologique des politiques et des projets publics et privés
Faire de la biodiversité un moteur de développement et de coopération régionale en outre-mer
Assurer l’efficacité écologique des politiques et des projets publics et privés
Développer la recherche, organiser et pérenniser la production, l’analyse, le partage et la diffusion des connaissances
Objectifs européens
Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services

UMS PatriNat (AFB-CNRS-MNHN) - UICN, Comité français

La Liste rouge des espèces menacées en France est élaborée par le comité français de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), en collaboration avec de nombreux établissements et associations. Les Plans Nationaux d'Actions sont initiés par le ministère en charge de l'écologie.

Disponibilité des valeurs
2 à 5 ans
Rupture de série
Non
Robustesse
Robuste
Précision
Très précis
Sensibilité
Sensible
Efficacité
Très efficace
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérenne
Abondance des données
Abondantes
Coût de mobilisation
Coût faible
Niveau d'appropriation
Novice
Avantages

Cet indicateur permet de mettre en évidence la cohérence entre les plans d’action ayant vocation à agir en faveur des espèces identifiées comme fragiles et leur mise en œuvre effective. Il permet donc de documenter la cohérence de l’action de la société en faveur de la biodiversité. Il est aisé à calculer et de compréhension assez immédiate. Cet indicateur peut être rapproché d’autres indicateurs de l’ONB traitant de l’élaboration des listes rouges et de leurs enseignements.

Limites

La valeur de cet indicateur dépend de l'avancement de la production des listes rouges et de la fréquence de leur mise à jour. En particulier, la Liste rouge nationale est encore très peu développée pour des espèces comme les invertébrés, les mousses ou les champignons par exemple. La publication par le comité français de l'UICN et le MNHN de nouveaux chapitres de la Liste rouge avec de nombreuses espèces menacées fera mécaniquement baisser la valeur de l’indicateur (augmentation du dénominateur), même si le ministère de l’écologie met en chantier de nouveaux plans : s’il indique alors bien un décalage entre enjeu et réponse, il comporte le risque d’être interprété à tort comme une baisse des efforts de la société. De plus, l’indicateur est peu réactif, par l’inertie de mise en œuvre des PNA et la fréquence de mise à jour des listes rouges (5 ans environ). L’indicateur peut augmenter sans qu’il y ait nécessairement un effet favorable sur la biodiversité. C’est par exemple le cas si le nombre de PNA augmente mais que leur efficacité vis-à-vis des espèces ciblées diminue. Cela peut être le cas par la diminution de la dotation financière des PNA ou si les espèces sont confrontées à des éléments défavorables que les PNA ne peuvent neutraliser seuls (changement climatique par exemple). Enfin, les PNA ne constituent pas les seules réponses de la société aux enjeux de préservation des espèces : réglementations, autres plans d’action privés ou locaux, mesures financières ou évolution favorable globale de la société ne sont pas pris en compte dans ce premier indicateur développé sur ce thème par l’ONB. Des améliorations sont en cours de réflexion (cf. Pistes d’amélioration).

Piste d'améliorations

Le suivi du nombre de décrets ou de mesures de protection pourrait aussi venir compléter cet indicateur, puisque les PNA ne sont qu’un des outils de protection de la biodiversité. Il serait intéressant d'illustrer l'évolution de l'effort gouvernemental en faveur des espèces menacées année après année, ce qu’un indicateur intégrant plusieurs mesures au-delà des PNA pourrait plus facilement faire. Au regard des faiblesses identifiées de cet indicateur, il est envisagé de le modifier à l’horizon 2015 en remplaçant les espèces menacées par les espèces de la « liste prioritaire » pour la France définie par le MNHN sur la base de la Liste rouge nationale. Cette liste intégrera le niveau de menace des espèces en France, leur état de menace dans le monde et la responsabilité de la France dans la conservation de l’espèce considérée (% de la population mondiale de l’espèce présente en France). Plusieurs types de protection seraient aussi pris en compte en plus des PNA, comme la protection réglementaire de l’espèce, sa prise en compte dans des dispositifs régionaux, ou encore dans la création de surfaces protégées. Deux options sont possibles : La détermination a priori des critères précis d’efficacité et donc d’éligibilité d’une réponse (y compris personnalisée par espèces, région, etc). Cela pourrait aller jusqu’à une liste de types de réponse retenues systématiquement par espèce ou groupe d’espèces (ex : l’arrêté préfectoral de protection de biotope est réputé efficace pour une espèce, etc) ; détermination a posteriori de ces critères au vu du résultat obtenu par la mesure sur la conservation ou la restauration de l’espèce-cible. La première solution, beaucoup plus systématique, présente moins de risque de contestation statistique. La seconde, plus fine quant à l’efficacité réelle en situation (si la procédure est rigoureuse et indépendante), présente moins de risque de contestation vis-à-vis de la fidélité de l’évolution de l’indicateur par rapport à la question posée et la réalité vécue par la biodiversité sur le terrain.