Évolution de la pollution des cours d'eau par les pesticides dans les DOM

Évolution de la pollution des cours d'eau par les pesticides dans les DOM

La pollution des cours d'eau des départements d'Outre-mer par les pesticides a diminué de 21 % entre 2008 et 2017.

-21 %

sur la période 2008-2017

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Origine des données : Système d'information sur l'eau www.eaufrance.fr / Traitements : SDES, juin 2019
Origine des données : Système d'information sur l'eau www.eaufrance.fr / Traitements : SDES, juin 2019
Origine des données : Système d'information sur l'eau www.eaufrance.fr / Traitements : SDES, juin 2019
Nom complet de l'indicateur : Taux d'évolution de la pollution des cours d'eau par les pesticides dans les départements d'Outre-mer
Définition:

Cet indice rend compte de l’évolution de la concentration totale en pesticides au regard du risque environnemental qu’elle représente, au moyen du cumul des concentrations moyennes annuelles pondérées par les seuils d’écotoxicité respectifs.

Milieux
Eaux douces
Milieux humides
Pressions
Pollutions
Politiques
Maitrise des pressions liées aux activités humaines
Santé, solidarité, justice
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment évoluent les pressions majeures que notre société fait peser sur la biodiversité des milieux d'eau douce ?
Comment évoluent les pressions subies par les milieux humides ?
Interprétation de l'indicateur

Dans les départements d’Outre-mer (Antilles et La Réunion), l’IPCE baisse globalement de 21 % sur la période 2008-2017. L'indice est plus sensible qu’en métropole en raison d’un plus faible nombre de points de mesure : les variations interannuelles sont plus marquées et les évolutions des territoires sont plus contrastées (de -2 % à -41 %).

Code indicateur SNB-MED-17-PCE2
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Biodiversité & agriculture Biodiversité & eaux douces Biodiversité & milieux humides Biodiversité & outre-mer
Objectifs nationaux
Maîtriser les pressions sur la biodiversité
Assurer l’efficacité écologique des politiques et des projets publics et privés
Préserver et restaurer les écosystèmes et leur fonctionnement
Inclure la préservation de la biodiversité dans la décision économique
Garantir la durabilité de l’utilisation des ressources biologiques

CGDD/SDES

Cet indice utilise les données de surveillance des cours d’eau des offices de l’Eau.

Disponibilité des valeurs
Annuelle
Rupture de série
Non
Robustesse
Robuste
Précision
Précis
Sensibilité
Assez sensible
Efficacité
Efficace
Accessibilité des données
Accessibles
Homogénéité des données
Homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérenne
Abondance des données
Abondantes
Coût de mobilisation
Coût faible
Niveau d'appropriation
Familier
Avantages

L'indicateur permet un suivi annuel, il est intégrateur des différents pesticides et tient compte de l'écotoxicité de chaque substance.

Limites

L’indice suit l’évolution d’une contamination chronique, via des concentrations moyennes annuelles, et non aigüe. La représentativité de l’indice dépend de la surveillance menée dans les cours d’eau : toutes les substances actives visées ne font pas forcément l’objet d’analyses et cette surveillance peut différer d’un territoire d’office à un autre. L’exhaustivité des pesticides utilisés n’est donc pas atteinte et l’indice agrégé peut être influencé par les résultats d’un bassin. Les performances analytiques peuvent également évoluer de même que les périodes d’échantillonnage, ce qui influe également sur la sensibilité de l’indice. L’application d’un champ constant par paire d'années glissante atténue toutefois les impacts de cette variabilité. Mais si les réseaux sont strictement comparables d’une année sur l’autre, ils ne le sont plus d’une période d’évaluation à une autre. Par conséquent, un taux de comparabilité des réseaux est évalué afin de vérifier la robustesse des calculs. Restent des incertitudes liées à la fréquence d’échantillonnage, deux par an étant un critère compromis DCE-compatible, six à huit ayant été démontrés comme préférables (étude Ineris) mais conduisant à une restriction de points et substances trop importante. Les conditions climatiques peuvent également influer sur les pratiques d’épandage et sur les concentrations mesurées dans les cours d’eau. La concentration sans effet prévisible de toutes les substances visées n’est pas forcément définie. Elle a été systématiquement renseignée pour les substances quantifiées sur plus de 0,1 % des analyses. Pour les autres qui restent inconnues, elles sont écartées du calcul mais pourront être intégrées lors d’une mise à jour par calcul rétroactif. Par ailleurs, la méthodologie de détermination de cette concentration sans effet prévisible peut différer, selon que l’on se réfère à la Directive-Cadre sur l’Eau, cadre plus contraignant mais moins exhaustif, ou au processus d’homologation des substances. Certaines substances sont peu pertinentes au regard d’une surveillance dans les cours d’eau : usage majoritaire en tant que pesticide non établi ou autre origine, comme le cuivre ou certains acides, et ne sont pas prises en compte dans le calcul de l’indice.

Piste d'améliorations

L’indicateur sera d’autant plus robuste que la surveillance et les données liées à l’écotoxicologie seront complètes. Malgré des critères moins restrictifs qu’en métropole, la disponibilité des données ne permet de couvrir, pour le moment, que les Antilles et La Réunion. Les autres DOM seront intégrés au fur et à mesure avec des années de démarrage différentes.