Évolution de l'état général des zones humides

Évolution de l'état général des zones humides

41 % des sites emblématiques présentent des milieux humides qui se dégradent (période 2010-2020).

41 %

sur la période 2010-2020

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Origine des données : SDES/OFB - Evaluation nationale des sites humides emblématiques 2010-2020 / Traitements : SDES, 2020
SDES/OFB - Evaluation nationale des sites humides emblématiques 2010-2020 / Traitements : CGDD/SDES, août 2020
Origine des données : SDES/OFB - Evaluation nationale des sites humides emblématiques 2010-2020 / Traitements : SDES, 2020
Origine des données : SDES/OFB - Evaluation nationale des sites humides emblématiques 2010-2020 / Traitements : SDES, 2020
Nom complet de l'indicateur : Proportion des sites humides emblématiques dont l'état des milieux humides ou des surfaces se dégradent
Définition:

Issu de l’évaluation nationale des sites humides emblématique (campagne 2010-2020) initiée en 2019 par le Ministère en charge de l’environnement, cet indicateur présente la proportion de sites dont l’évolution générale des sites entre 2010 et 2020 est estimée en dégradation. 223 sites humides (174 de France métropolitaine et 49 sites d’Outre-mer) ont été identifiés pour cette enquête.. Les retours des experts, issus de divers organismes (établissements publics, collectivités locales, associations de protection de l’environnement...), ont permis de dresser un bilan sur l’état et l’évolution de 189 sites d’une manière générale, dont 161 en métropole et 28 en Outre-mer. Cet indicateur est fondé sur 152 de ces sites pour des raisons méthodologiques. La superficie et la fréquence de présence de milieux ne traduisent pas à elles seules les tendances d’évolution des zones humides en tant qu’écosystèmes fonctionnels. Il est nécessaire de qualifier un « état de santé », même si l’appréciation reste globale, les fonctions et services rendus par les zones humides dépendant de la qualité de leur fonctionnement écologique. Aussi, pour l’évaluation de ces zones humides, l’indicateur prend en compte 2 paramètres : l’évolution des superficies et l’état de 21 types de milieux humides doux et salés présents dans les sites (qui ne sont pas des zones humides au sens règlementaire).

Sous-indicateur surfacique : Le sous-indicateur vise à apprécier le maintien, la diminution ou l'accroissement de la diversité des milieux humides en surface. La stabilité totale correspondrait à un statu quo. Le sous-indicateur est élevé lorsque les milieux voyant leur surface diminuer sont plus nombreux que ceux voyant leur surface augmenter. Cela n'indique pas forcément une diminution de surface (le ratio porte sur le nombre de milieux, pas sur une évolution de surface nette surfaces nouvelles / surfaces disparues), mais le fait que plus de milieux régressent (indicateur fort) indique une tendance à la réduction à terme de la diversité des milieux. Le sous-indicateur est égal à 1 lorsque le nombre de milieux qui régressent est égal à celui du nombre de milieux qui progressent, inférieur à 1 si le nombre de milieux qui régressent est inférieur au nombre de milieux qui progressent et supérieur à 1 si le nombre de milieux qui régressent est supérieur au nombre de milieux qui progressent.

Sous-indicateur état des milieux : Le sous-indicateur correspond à la proportion de milieux humides à dominante naturelle qui se sont dégradés par rapport à ceux qui ont été restaurés, au sein d'un échantillon national de 189 sites de métropole et d'Outre-mer. Chaque site comprend un ou plusieurs milieux humides. Le sous-indicateur est égal à 1 si le nombre de milieux dégradés est égal au nombre de milieux qui ont été restaurés, inférieur à 1 si le nombre de milieux dégradés est inférieur au nombre de milieux qui ont été restaurés et supérieur à 1 si le nombre de milieux dégradés est supérieur au nombre de milieux qui ont été restaurés.

Milieux
Milieux humides
Pressions
Pollutions
Destruction et fragmentation des habitats
Exploitation des ressources
Espèces exotiques envahissantes
Changement climatique
Politiques
Gestion des espaces naturels
Recherche et connaissance
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment la biodiversité évolue-t-elle en France ?
Comment les éléments de la biodiversité identifiés comme majeurs évoluent-ils en France ?
Comment évolue l’état des milieux humides ?
Comment évoluent l'occupation et l'usage du sol dans les milieux humides ?
Interprétation de l'indicateur
Une diminution significative des surfaces de certains types de milieux comme les prairies humides, les tourbières et les landes humides entraîne une perte de biodiversité importante. Une dégradation de l'état des milieux humides traduit des dysfonctionnements des écosystèmes et peut engendrer un impact sur les populations des espèces les plus sensibles. L'augmentation de la proportion de sites dont l'état s'est amélioré (restauration notable ou forte) témoigne d'une amélioration de la fonctionnalité des zones humides. La biodiversité est en général favorisée par cette restauration. Voir aussi la publication produite par le SDES : Quelle évolution des sites humides emblématiques entre 2010 et 2020 ?
Code indicateur SNB-B06-12-EZH1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Synthèse Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Nature Biodiversité & milieux humides
Objectifs nationaux
Préserver et restaurer les écosystèmes et leur fonctionnement
Maîtriser les pressions sur la biodiversité
Préserver les espèces et leur diversité
Construire une infrastructure écologique incluant un réseau cohérent d’espaces protégés
Garantir la durabilité de l’utilisation des ressources biologiques
Objectifs européens
Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services

SDES/OFB

Les données sources sont issues des résultats de l'Évaluation nationale des sites humides emblématiques 2010-2020. Prévue par le Plan national d’action en faveur des zones humides, elle a pour objectif de dresser un bilan de l’état des zones humides en 2020 et de leur évolution entre 2010 et 2020.
Disponibilité des valeurs
> 5 ans
Rupture de série
Non
Méthodologie :

Les experts se sont prononcés sur l’évolution des surfaces et de l’état des milieux présents dans chaque site.
L'évolution des surfaces était caractérisée en cinq classes (extension forte, extension notable, stabilité, régression notable, régression forte) et l’évolution de l'état également (restauration forte, restauration notable, stabilité, dégradation notable, dégradation forte). Ces classes reposent sur un % de variation ; les bornes de chacune sont directement intégrées dans le formulaire de l'enquête (fournissant un cadre commun aux experts pour évaluer ces deux critères).

 A partir de ces valeurs, ont été calculés pour chaque site des indices d’évolution des surfaces et de l’état des milieux présents. L’indice d’évolution des surfaces des milieux a été calculé par site en excluant les gravières et peupleraies en zone inondable. Cet indice interprète un niveau moyen d’évolution des surfaces, pondéré par l’importance en termes de surface de chaque milieu présent sur un site. L’indice est normalisé en prenant comme référence le cas où tous les milieux sont stables. L’indice d’état des milieux a été calculé, en excluant les gravières et peupleraies en zone inondable. Cet indice interprète un niveau moyen d’état pondéré par l’importance en termes de surface de chaque milieu présent sur un site. Cet état moyen est rapporté à l’état maximal sur le site.
 
En prenant en compte ces 2 indices, les sites ont été regroupés en catégories : sites en faible dégradation, en dégradation, stables et en amélioration.

L’indicateur correspond à la proportion de sites en dégradation (regroupant les modalités « en faible dégradation » et « en dégradation ») pendant la décennie 2010-2020. Une répartition selon une typologie en six classes (littoral atlantique, Manche et mer du Nord ; littoral méditerranéen ; vallées alluviales ; plaines intérieures ; massifs à tourbières ; outre-mer) permet de représenter, par ailleurs, cet indicateur (en nombre de sites et proportion). Deux sous-indicateurs mettent en lumière les dynamiques observées pour chacun des indices (surfacique et état des milieux) pour chaque milieu humide rencontré sur le site qui a fait l’objet de l’enquête.  
 
Sous-indicateur surfacique :
 Le sous-indicateur correspond à la proportion de milieux humides dont la surface a régressé (régression forte + notable) par rapport à ceux dont la surface a augmenté (extension forte + notable).

Sous-indicateur état des milieux :
Le sous-indicateur correspond à la proportion de milieux humides à dominante naturelle qui se sont dégradés (dégradation forte + notable) par rapport à ceux qui ont été restaurés (restauration notable + forte).

Méthodologie accessible ici 

Robustesse
Assez robuste
Précision
Assez précis
Sensibilité
Assez sensible
Efficacité
Efficace
Accessibilité des données
Accessibles
Homogénéité des données
Homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérenne
Abondance des données
Abondantes
Coût de mobilisation
Coût faible
Niveau d'appropriation
Averti
Avantages
En l'absence de système d'information organisé au niveau national sur les zones humides, cette évaluation permet d'avoir une vision globale de l'évolution des principaux milieux qu'elles abritent sur un pas de temps de 30 ans (évaluations 1990-2000, 2000-2010 et 2010-2020).
Limites
L'évaluation décennale repose sur des avis d'experts. Ceux-ci ne sont pas systématiquement les mêmes d'une période à l'autre. Les résultats issus des l'évaluation sont de nature qualitative. L'état des milieux humides présents dans les sites (niveau de dégradation ou de bon état) est déterminé par l'expert en l'absence de grille d'évaluation standardisée.
Piste d'améliorations
Des analyses croisées avec des données 'terrain' (occupation du sol, fréquence de restriction, OTEX, données pesticides, etc.) sont envisagées pour conforter ces résultats.