Prise en compte de la biodiversité par les entreprises du CAC40

Prise en compte de la biodiversité par les entreprises du CAC40

L'indice de prise en compte de la biodiversité par les entreprises du CAC 40 a augmenté de 21,2 % entre 2013 et 2017.

21,2 %

sur la période 2013-2017

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Évolution de la valeur de l'IB CAC40 de 2013 à 2017
Nom complet de l'indicateur : Évolution de l'indice de prise en compte de la biodiversité par les entreprises du CAC40 (IB CAC40)
Définition:
Le CAC40 est le principal indice boursier de la place boursière de Paris. Il tient son intitulé du système de cotation assistée en continu (CAC). Il regroupe 40 valeurs de sociétés françaises, choisies parmi les 100 sociétés françaises dont les volumes d’échanges de titres sont les plus importants. Ces valeurs représentent l’ensemble des secteurs d’activité. Le panel d'entreprises présentes est régulièrement actualisé pour respecter cette représentativité. C’est le conseil scientifique de New-York Stock Exchange (NYSE) Euronext qui décide des valeurs qui entrent ou sortent de l’indice. Il est composé d’experts indépendants de l’opérateur boursier qui se réunissent tous les trois mois ou en cas d’opérations financières exceptionnelles (fusions d'entreprises...). Les critères retenus sont de deux natures : le volume des transactions sur le titre de l’entreprise ; la représentativité des secteurs d’activité. De l'ordre de 700 milliards d'euros, les entreprises du CAC40 réprésentent plus de la moitié de la capitalisation boursière de Paris. (d'après http://www.lafinancepourtous.com ) De ce fait, le CAC40 est représentatif de l'activité économique générale. Les entreprises du CAC40, de par leur activité propre mais également celle qu'ils induisent pour l'ensemble de leurs sous-traitants, ont une influence majeure sur la biodiversité. L'indice de prise en compte de la biodiversité par les entreprises du CAC40 (IB CAC40) est un indice synthétique qui vise à évaluer comment les dirigeants des entreprises du CAC40 intègrent l'enjeu de préservation de la biodiversité dans l'ensemble de leurs activités, des plus stratégiques au plus opérationnelles. Composé de 83 critères regroupés en 7 grands thèmes d'analyse, il donne une vision synthétique de la place occupée par l'enjeu de biodiversité dans les préoccupations affichées de la direction de ces entreprises.
Politiques
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment notre société s'implique-t-elle face aux enjeux de biodiversité ? Comment notre société préserve-t-elle la biodiversité ?
Interprétation de l'indicateur
Une valeur positive de l'indicateur signifie que les entreprises du CAC40 déclarent prendre mieux en considération la biodiversité dans leur activité. Le rapport et l'enquête relèvent du déclaratif, mais de nombreux éléments sont vérifiables. Un biais existe qui peut influer sur le résultat, lorsque des entreprises entrent et sortent du CAC40. Une entreprise à l'indice élevé qui entre en remplacement d'une entreprise à l'indice plus bas fait augmenter le résultat, indépendamment de l'évolution réelle de chacune des deux entreprises. Cela traduit néanmoins le fait que le CAC40 est de plus en plus composé d'entreprises ayant un indice élevé, ce qui est un signe positif pour l'ensemble de l'économie. L'indicateur augmente si la moyenne des indices des entreprises augmentent. Il ne traduit pas la balance entre le nombre d'entreprises qui progressent et le nombre d'entreprises qui régressent (un visuel permet de regarder cet aspect). ll traduit une évolution globale des grandes entreprises vers une meilleure prise en considération de la biodiversité. La valeur initiale de référence de l'indice est de 1,70 en 2013, sa valeur maximale théorique est de 5. L'indicateur de l'ONB peut donc varier (sauf rétro-calcul qui modifierait la valeur de référence) entre -100 % (IB CAC40final = 0) et + 194,12 % (IB CAC40final = 5). B&L évolution a opté pour un niveau d’exigence élevé dans la notation afin d’identifier les marges de progression des entreprises évaluées. Des exigences élevées permettent de mieux percevoir les différences entre les entreprises et de mettre en valeur les évolutions positives dont leurs démarches sont porteuses.
Code indicateur SNB-C07-16-ENT1
Jeux d'indicateurs
Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) - Synthèse Biodiversité & économie
Objectifs nationaux
Faire de la biodiversité un enjeu positif pour les décideurs Inclure la préservation de la biodiversité dans la décision économique Développer les innovations pour et par la biodiversité Développer et pérenniser les moyens financiers et humains en faveur de la biodiversité Maîtriser les pressions sur la biodiversité Garantir la durabilité de l’utilisation des ressources biologiques Faire émerger, enrichir et partager une culture de la nature Préserver et restaurer les écosystèmes et leur fonctionnement Faire de la biodiversité un moteur de développement et de coopération régionale en outre-mer Assurer l’efficacité écologique des politiques et des projets publics et privés
Objectifs européens
Objectifs européens : Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services
Producteur : B&L évolution
Origine des données : Les informations sont issues des rapports extra-financiers des entreprises du CAC40, établis dans le cadre de la responsabilité sociale (et environnementale) des entreprises (RSE) et publiés annuellement, libres à la consultation publique. Une enquête directe auprès des responsables RSE permet de préciser les informations extraites de ces rapports.
Disponibilité des valeurs
Annuelle
Rupture de série
Non
Robustesse
Robuste
Précision
Précis
Sensibilité
Assez sensible
Efficacité
Efficace
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Abondance des données
Très abondantes
Coût de mobilisation
Coût très faible
Niveau d'appropriation
Familier
Avantages
L'indicateur permet de résumer en une notation simple, et donc accessible au plus grand nombre, un ensemble de données complexes. Il reflète la prise en compte de la biodiversité par les grandes entreprises et permet une analyse sectorielle. C'est ainsi la politique de réponse des entreprises aux enjeux d'érosion de la biodiversité qui est traduite et montre ainsi la mobilisation du secteur économique sur ce thème.
Limites
L'indicateur est fortement basé sur des avis d'experts, ce qui pourrait questionner sur sa fiabilité, mais le grand nombre et la précision des critères permettent d'atténuer fortement ce risque. L’approche de la notation sur la base des documents publics fournis par les entreprises rencontre plusieurs limites : une sous-évaluation est possible car seules les informations présentées dans ces rapports peuvent être analysées : si le groupe mène d’autres actions qui ne font pas l’objet d’un reporting ou d’information délivrées via le questionnaire, elles ne seront pas prises en compte ; en ce sens, la note ne reflète pas les moyens effectivement déployés par l’entreprise qui peuvent être supérieurs ; une surévaluation, à l’inverse, peut être parfois découler d’informations outrepassant la réalité, puisque l’étude n’a pas été menée en relation directe avec l’audit des équipes et des actions des entreprises évaluées. L'enquête directe permet de compenser en partie la sous-évaluation, en révélant les moyens mis en oeuvre et non déclarés, mais peut en revanche donner lieu à des déclarations erronées de moyens, d'autant plus aisées qu'elles ne figurent pas dans le RSE. La surévaluation peut être limitée par le fait que de multiples critères sont tangibles et aisément vérifiables en interne à l'entreprise (informations accessibles à la représentation du personnel par exemple) ou en externe (réalité de labels ou certifications déclarés par exemple). Une surévaluation présente une prise de risque non négligeable pour l'entreprise qui s'exposerait alors au jugement sévère des cabinets de notation ou du grand public.
Piste d'améliorations
Des documentations supplémentaires seraient nécessaires pour évaluer la part de l'économie nationale sous influence effective de ces grandes sociétés. Cela permettrait : de mesurer l'évolution induite sur la prise en compte de la biodiversité par l'ensemble de l'économie française ; de rechercher un indicateur complémentaire pour suivre le même type d'évolution sur les secteurs d'activité ou territoires peu influencés par les grandes entreprises évaluées. Un rétro-calcul permettrait de donner plus de profondeur à l'évolution considérée, notamment en lien avec le changement de réglementation RSE (2009) et le début de la SNB (2011).