Rythme du drainage agricole en France

Rythme du drainage agricole en France

5 979 ha de surface agricole sont drainées chaque année en moyenne en France.

5 979 ha/an

sur la période 2000-2010

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Origine des données : Agreste. RA 1979, 1988, 2000 et 2010. Traitements : SDES.
Origine des données : Agreste. RA 1979, 1988, 2000 et 2010. Traitements : SDES.
Origine des données : Agreste. RA 1979, 1988, 2000 et 2010. Traitements : SDES.
Origine des données : Agreste. RA 1979, 1988, 2000 et 2010. Traitements : SDES.
Nom complet de l'indicateur : Surface agricole drainée annuellement en métropole et dans les DOM
Définition:

L'indicateur correspond à la surface agricole drainée annuellement par un réseau de drains enterrés entre 1979 et 2010 en métropole et entre 2000 et 2010 dans les DOM (en hectares). Le drainage par un réseau de drains enterrés consiste à implanter dans le sol, à une profondeur variable (80 cm à 150 cm ou plus) un réseau continu de tuyaux perforés (drains) pour éliminer l’excès d’eau du sol. Ce réseau aboutit à un "émissaire", un fossé ou un ruisseau : sont inclues les superficies effectivement drainées par un réseau, y compris lorsque les drains sont anciens mais toujours fonctionnels ; sont exclues les superficies drainées mais dont les drains n’évacuent plus l'eau, ainsi que les superficies drainées ponctuellement (captage de mouillères).

Milieux
Agriculture et milieux associés
Milieux humides
Pressions
Destruction des habitats
Politiques
Maitrise des pressions liées aux activités humaines
Économie et entreprises
A quelle(s) question(s) répond cet indicateur
Comment évoluent les pressions subies par les milieux humides ?
Interprétation de l'indicateur

L'indicateur est exprimé en rythme annuel moyen depuis 2000. Une valeur élevée traduit une surface importante de zones humides perturbées, voire détruites par cette pression. La diminution au cours du temps de la valeur de cette moyenne annuelle traduit une réduction de l'intensité annuelle de drainage. L'arrêt total du drainage annuel conduirait à une diminution plus importante (et non une valeur 0) de l'indicateur.

Code indicateur SNB-TMH-19-DRM1
Type d'indicateur : Indicateur
Jeux d'indicateurs
Biodiversité & agriculture Biodiversité & milieux humides
Objectifs nationaux
Maîtriser les pressions sur la biodiversité
Préserver et restaurer les écosystèmes et leur fonctionnement
Objectifs européens
Maintenir et restaurer les écosystèmes et leurs services
Hausse des contributions de l'agriculture et de l'industrie forestière au maintien et renforcement de la biodiversité

MAAF

Les données sont issues des recensements agricoles 1979, 1988, 2000 et 2010 (Agreste).

Disponibilité des valeurs
> 5 ans
Rupture de série
Temporelle
Robustesse
Très robuste
Précision
Très précis
Sensibilité
Assez sensible
Efficacité
Efficace
Accessibilité des données
Facilement accessibles
Homogénéité des données
Très homogènes
Fiabilité des données
Très fiables
Pérennité des données
Pérennité garantie
Abondance des données
Assez abondantes
Coût de mobilisation
Coût élevé
Niveau d'appropriation
Novice
Avantages

Cet indicateur traduit directement la pression qu'il vise à renseigner, la pression par altération ou destruction de l'habitat naturel humide. Il est issu d'une enquête pérenne, suivie et homogène au niveau national. L'un des intérêts de l'indicateur est de conserver la mémoire des drainages antérieurs qui ont une influence persistante encore aujourd'hui sur les milieux humides, en sus de la prise en compte de l'activité actuelle de drainage. Il traduit également l'atténuation possible au cours du temps de cette influence (en cas de non-destruction ou derestauration des surfaces drainées).

Limites

Plusieurs limites peuvent être identifiées : une incertitude non mesurable tient à la qualité de la déclaration des surfaces par les exploitants agricoles, en lien notamment avec leur bonne connaissance du drainage sur des terres qu'ils auraient récupérées lors d'une reprise d'exploitation ; faute de données aisément disponibles, les drainages non agricoles ne sont pas comptabilisés, alors qu'ils ont peu ou prou les mêmes conséquences sur les milieux humides. L'importance de ce biais n'est pas à ce jour mesurable ; l'indicateur ne distingue pas altération (par drainage simple) et destruction de la zone humide (par réaffectation des surfaces de prairies aux cultures par exemple) ; l'indicateur ne permet pas de distinguer la proportion de zones humides drainées et encore potentiellement drainables, faute de disponibilté à ce jour d'une carte nationale des zones humides ; pour diverses raisons, certains drainages - contestables dans leur justification agronomique - ont pu être effectués sur des zones non considérées comme humides ou de manière très ténues. Une partie de la pression mesurée s'exerce ainsi sur des terrains non humides.

Piste d'améliorations

Il sera intéressant de rapporter les surfaces drainées à la surface de milieux humides quand elle sera disponible. Des travaux de consolidation (études ponctuelles ou données complémentaires recueillies en continu) pourraient permettre de caractériser les biais, de les réduire ou de les éliminer. Des études de cas sur des territoires témoins pourraient par exemple caractériser l'écart entre les surfaces obtenues par déclaration et les surfaces constatées sur le terrain et ainsi documenter l'importance des biais possibles identifiés : appréciation du caractère fonctionnel ou non des drains ; connaissance des drains passés ; imprécisions ou erreurs dans les surfaces mesurées ; ...