L'accroissement de la population humaine
accroissement de la population humaine
accroissement de la population humaine

L'accroissement de la population humaine

L'accroissement de la population humaine


Comment agit la pression démographique sur la biodiversité ?
 

La population humaine mondiale a plus que doublé depuis 1970, en passant de 3,7 à 7,6 milliards d’individus . Sa répartition est inégale selon les pays et régions du monde. L’accroissement démographique est souvent une composante déterminante non explicite des autres pressions pesant sur la biodiversité et constitue un facteur amplificateur.

mise en exergue

Depuis les 50 dernières années, la population humaine a doublé, l’économie mondiale a presque quadruplé et le commerce mondial a décuplé, augmentant ainsi la demande en énergie et matériaux.

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Croissance démographique et conséquences

Croissance démographique et conséquences

Évolution de la population mondiale (1960-2019)

Évolution de la population française (1960-2019)

 

 

Désormais, production et consommation sont bien souvent séparées géographiquement, avec des impacts environnementaux importants. Les niveaux de consommation de biens matériels (nourriture, fourrage, bois, fibres) varient grandement entre surconsommations et manques, et l’accès inégal aux biens matériels et aux ressources peut mener à des conflits sociaux.

 

La forte croissance démographique de la population humaine augmente considérablement les besoins en nourriture, matériaux, énergies et espaces. Elle participe à l’accroissement de l’exploitation des ressources naturelles (au-delà de leurs capacités de régénération) et de la destruction des habitats.

 

Les trois quarts de l'environnement terrestre ont été significativement transformés par l’action humaine . En France métropolitaine, presque la moitié du territoire est fortement transformé par l’Homme. Le rythme actuel de l’artificialisation des sols est considéré comme non soutenable car il est largement supérieur à la croissance démographique et économique.

Part du territoire occupé par les écosystèmes peu anthropisés

53,3

%

en 2018

Métropole

Part du territoire occupé par les écosystèmes peu anthropisés

Les écosystèmes peu anthropisés occupent 53,3 % du territoire national.

Le littoral sous pression

Le littoral sous pression

Le Conservatoire du littoral a pour mission d’acquérir des parcelles du littoral menacées par l’urbanisation ou dégradées pour en faire des sites restaurés, aménagés et accueillants dans le respect des équilibres naturels. Or, les communes littorales françaises sont densément peuplées et ont une très forte capacité d’accueil touristique. Les pressions continuent à être importantes.

Pression démographique sur le littoral métropolitain

630

personnes/km²

en 2013

Métropole

Pression démographique sur le littoral métropolitain

Dans les communes littorales métropolitaines la capacité moyenne d'accueil était de 630 personnes par km² en 2013.

Littoral naturel de l’Agriate
Littoral naturel de l’Agriate (Parc naturel marin du cap Corse)
Littoral urbanisé
Littoral urbanisé à Canet-Plage (Pyrénées orientales)
Surconsommation et surproduction

Surconsommation et surproduction

La surconsommation et la surproduction sont également liées à nos modes de vie et à la façon dont notre économie est structurée. La Chine représentait à elle seule 22,6 % de la consommation mondiale d’énergie primaire alors que le continent africain environ 6 % seulement en 2016. L’offre augmente avec la demande, mais cela vaut également dans l’autre sens. La consommation individuelle s’est élevée ces dernières années. L’utilisation mondiale de matériaux par habitant a par exemple augmenté de 15 % depuis 1980 .


Le niveau de vie moyen s’est amélioré, le PIB par habitant ayant quadruplé en 50 ans. Mais cette richesse est répartie de manière inégale dans le monde, car le PIB par habitant des pays à haut revenu est deux fois plus élevé que celui des pays à faibles revenus . La population n’a pas le même niveau d’impact sur la biodiversité partout dans le monde. Par exemple, en 2016, la consommation primaire d’énergie était de 6,70 tep/habitant (tonne équivalent pétrole) aux Etats-Unis, tandis qu’elle était de 3, 65 tep/habitant en France ou encore 0,65 tep/habitant en Inde .